Pour une réforme démocratique de l'orthographe

 

Et si nous faisions un référendum (votation) pour la prochaine réforme de l'orthographe ?
Voici un modèle.
Testez vos choix en bas de la page, et faites-vous votre propre opinion !

Note : dans la page, le signe ➔ signifie "est transformé en".

Fonctionnement

 

 

Consonnes

-ament

Problème : Les adverbes en -emment et-amment se prononcent tous "ament" :
ex : intelligemment, évidemment / étonnamment, constamment.
Pour semer encore plus de trouble, nous avons des mots en -ament comme tempérament.

Pourquoi est-ce ainsi ? ... Parce que jusqu'au XVIIe siècle, on prononçait [ã] ("an") :
     constan-ment [kɔ̃stãmã], éviden-ment [evidãmã].

Règle actuelle :
- lorsque l'adverbe est dérivé d'un adjectif terminé par -ent, il s'écrit -emment
ex : précédent / précédemment , violent /violemment.
- lorsque l'adverbe est dérivé d'un adjectif ou participe passé terminé par -ant, il s'écrit -amment
ex : brillant, / brillamment, élégant / élégamment, noter / notamment.

Et pour les mots qui n'ont pas ni participe passé, ni adjectif ? Mystère !
ex : nuitamment, sciemment

Et lorsque le participe passé est différent de l'adjectif ? Au pif !
ex : différant différent différemment

Solution :
Les mots en -emment, ammant, -amant ➔ tous en –ament
        Note : décemment ➔ déçament
Ne rien changer
Je ne vote pas.

Intelligemment et non précipitamment, il leur donna le testament que Julie reçut évidemment vaillamment suivant son tempérament, et Catherine, sous médicaments, apparemment ardemment.

Doubles consonnes

Pourquoi changer ? ...

Les doubles lettres sont source de très nombreuses fautes d’orthographe.

Y a-t-il des règles ? Oui, mais elles sont anarchiques et souffrent chacune de beaucoup d’exceptions à apprendre par cœur.

On a bien essayé déjà d’éliminer des exceptions. Ainsi, chariot prend maintenant 2 R (charriot) pour s’aligner sur la famille de char. Le problème est qu’il y a 27 autres familles de mots avec des irrégularités (ex : pomme, pomiculteur ; donner, donateur ; chaton, chatte). On n’a pas fini !

Et puis savez-vous quand est-ce qu’on double la lettre avec un préfixe ou un suffixe ?
Pourquoi apprendre mais apercevoir ? Dans tous les cas, il vous faut bêtement l'apprendre par cœur !

Exemple de règle pas simple concernant un suffixe : Quand le radical se termine en –ion, le N est doublé dans les dérivés (millionnaire, ascensionniste, traditionnel…), sauf si le suffixe est en -al (régional, national, méridional). Sauf (car il y a des exceptions aux exceptions) : professionnalité, fonctionnalisme, confessionnal, etc.

Exemple d'aberration concernant un E suivi d'une double consonne : on prononce ennuyer [ã] ("an") et hennuyer [ɛ]("è" ).

Et c’est comme ça ! Si vous écrivez autrement, si vous ne savez pas vous conformer à l’hyper illogisme de l'orthographe française, ce n’est pas bien ! Vous êtes fautifs !

Cela tient de la dictature arbitraire. Et on ne sait même plus qui furent les dictateurs à l’origine.

Supprimer les doubles lettres (à quelques exceptions près nécessaires) simplifierait tant de règles biscornues, de listes d'exceptions monumentales.

Et pourquoi ces doubles lettres ? Pour rien ! Elles sont la plupart du temps totalement inutiles !

À l'origine, en latin, la double lettre était la marque d'une certaine prononciation : si une syllabe était suivie d'une double consonne, elle était lourde. Et nous, pourquoi gardons-nous des lettres qui n'ont plus d'impact sur la prononciation depuis des temps immémoriaux ?

Nos voisins européens (à part les Anglais qui ont copié notre complexité) ne s’encombrent en général pas avec des doubles lettres inutiles ; s’il y a une double lettre, c’est qu’il y a une vraie raison : elle s’entend ou la voyelle précédente s'entend différemment ou elle est prononcée autrement (comme le ill en français). On s'étonne toujours en tant que francophone de découvrir des langues de l'Est où la double consonne est inexistante. Et si on s’inspirait de la jugeote de nos voisins ?

E suivi d'une double consonne... La suppression des doubles lettres implique que beaucoup de E prendront un accent.
Or la prononciation varie entre é ou è suivant les régions ou pays. Tout comme ai ou ei sont prononcés é dans certaines régions.
Il est donc établi une règle, basée sur la prononciation la plus courante, bien que chacun continuera à prononcer comme il en a l'habitude.

La graphie sera é en général mais è si la syllabe suivante comporte un E muet.
ex : féraille, sérure, éfort, nétoyer / ènemi, actuèlement, èrement, rène.

Exception : derrière pourra être écrit é ou è puisque la grande majorité la prononce "è".

Historiquement : Dans le temps, l’accent sur les E n’existait pas et une double consonne ou une consonne diacritique (non prononcée) signalait un é ou è. Cette pratique est partiellement restée alors qu’on n’en a plus besoin depuis l'arrivée du é et du è au XVIème siècle.


Supprimons les doubles consonnes (sauf les exceptions ci-dessous et sauf ss étudié plus bas)

Les doubles consonnes disparaissent sauf après E.
Supprimons seulement les ill qui s'entendent [il].
Exemples et exceptions... Ils sont souvent source de prononciation erronée.

Exemples :
Tranquile (tranquilité…), distiler (distilation, distilerie…), osciler (oscilation, oscilatoire…), instiler, liliputien, chinchila, codicile, vexile...
Des médicaments et des termes médicaux : péniciline…
Les mots terminés par -illaire : capilaire, maxilaire, papilaire, ancilaire…
Les mots qui commencent par -il : ilégal, ilisible, ilusion, ilustration, iluvial, ilite...
Les grands nombres : biliard, triliard, nonilion...

Exceptions :
Les noms propres (Lilles, Gilles…) et leurs dérivés directs (lillois) gardent leur double L.


Non merci.
Je ne vote pas.

 

Exceptions :

Restent intouchés :
cc suivi de e i y, car le son est "ks" (accès)
gg suivi de e i y, car le son est "gj"  (suggérer)
ill qui s'entend "i" (fille, paille, feuille)
la double lettre finale lorsqu'elle indique un son qui se prononce (jazz, trapp)
le double R audible d'acquérir, courir, mourir et leurs dérivés au futur et au conditionnel : tu courras.

Dans le cas de nasales dans emm ou imm, votez dans la section suivante.

Féminin très français :
Gardons les terminaisons qui marquent très fortement le féminin : -ette, -elle, -esse, ainsi que -erre.
  ex : échelle, nacelle ; fillette, bicyclette ; maitresse, ânesse ; guerre, Terre.
  ex de couples avec doubles lettres au féminin : réel/réelle, muet/muette, pareil/pareille.
Pas d’exception pour la famille du mot : émiéter de miette, éternèlement d'éternelle.
(Le dérivé "un parterre" est inclus dans cette exception, car composé de "terre" en finale.)

Gardons les féminins en -enne au lieu de passer en -ène sur le modèle de berger/bergère.
   ex : aérienne, mienne.
   enn se prononcera [ãn] ("an"+"n") dans tous les autres cas (ex : ennui).

Conséquences...
Appeler et jeter se conjuguent comme les autres verbes en -eler et -eter.
Les verbes comme étrenner, avec un E suivi d'une double consonne, se conjuguent comme céder : j'étrène, j'étrénais ; je sère, je sérais.

Les préfixes perdent leur dernière lettre si c'est la même que la première du radical (nouvelle règle).
     Ex : intérompre.
Ils ne font plus doubler de façon anarchique la première lettre du radical.
     Ex: aporter, inombrable, irespectueux, ilégal.

Exceptions pour ne pas confondre 2 mots... Voici les quelques doubles lettres à garder pour éviter de créer des synonymes*.
Vous pourrez voter pour créer ou non des synonymes en bas de la page.
Mots courants :

année et sa famille / anale, analyste…
arrêter et famille / arête de poisson
botte et famille / bote
butte, butter, buttoir / bute, butoir
canne, canner / cane ; caner 
chopper et achoppement / chope ; choper
comma / coma
datte et dattier / date
déferrer (de la famille de ferrer, ferrure, maréchal-ferrant) / déférer
détonner / détoner
une erre (vitesse…) / une ère (mais pas errer)
gouter, dégouter, gouteux / goutter dégoutter goutteux goutte gouttière...
halle / hale
lutter luttable lutte lutteur / luter (fermer avec du lut)
marrant, marrer, j'en ai marre / mare
marri / mari
nonne  / none
panner panne / paner pane
riffle rifflette, riffler ou rifler / rifle
salle / sale
sierra / siéra
sommer et sa famille car sommation /somation (de soma)
souffrir et sa famille (souffre, souffrait) / soufre et soufrer (soufrait)
tomme tommette tommier tommiflette /tome

Mots rares :

accore / acore
affin / afin
ballade (poème)  / balade
bierre (désuet) / bière
cirre (en sciences) / cire
cotte / cote

fréter /fretter frette défretter frettage refretter
fritte fritter frittage / frite
gallon (mesure) / galon
mellite / mélitte
panneton / paneton
taller / taler + talle / tale + détaller, tallage
triballe / tribale

Trois mots modifiés pour éviter les synonymes...

- homme [ɔ] / home (maison) [o] : on ajoute un accent, home ➔ hôme, pour noter le o fermé (ou modification similaire selon les choix qui se feront plus bas).
- comme [ɔ] / come (vieux, prononciation [o] incertaine) : accent ajouté : come ➔ côme.
- mot qu'on francise : choper (de l’anglais) ➔ chopeur.

(Vous pourrez choisir en bas de la page de ne pas créer d'exceptions en acceptant les synonymes.)

Choisissons ensemble pour les cas particuliers ci-dessous  :

mètre/mettre :
le verbe mettre s'écrit comme l'adjectif mètre
exceptons les infinitif, futur et conditionnel de mettre (ex : mettre, je mettrai, mais permètre, j'émètrai)
exceptons les infinitif, futur et conditionnel de mettre et de ses dérivés (ex: j'admettrai)
exceptons mettre et ses dérivé à tous les temps (ex : je promettais)
Je ne vote pas.
Dérivés de mettre : démettre, admettre, commettre, émettre, permettre, promettre, remettre, soumettre.

ville :
Ville, cas particulier, se confondrait avec l’adjectif féminin "vile".
Supprimer, malgré tout, le second L de “ville” et de ses dérivés :
     village, villa, villageois, bidonville... ➔ vile, vilage, vila, vilageois, bidonvile...
Garder ville, bidonville, gourbiville et vaudeville comme exceptions, mais pas les autres dérivés.
Garder ville et ses dérivés comme exceptions.
Je n'ai pas d'avis tranché.

Exception possible si on prolonge le son :
On entend parfois un double mm dans immature, immense, immeuble, immoral, summum, sommet, il fut sommé ; idem pour surréaliste, inné. Cela arrive lorsqu'on insiste sur le mot.
Quels mots sont concernés ? (On parle d'un mot et non de sa famille qui ne serait pas concernée.)

Pas d'exception.
La technicienne, fille de Mauricette, la paysanne à la petite terre, s’ennuie à se nourrir de betteraves additionnées de blettes. Elle s’attache au bailli. Est-ce illégitime dans la vallée ? L’accapare-t-elle en effet ? S’affiche-t-elle trop ?
Il fallait qu’elle vienne, allume et accepte d’apporter la grosse somme comme suggéré par la patronne.
Les pierres trouvées en allant et errant sur les collines seront éventuellement taillées. La sienne est très belle.

m devant p b m

Règle actuelle : N devient M devant M, P ou B (ex : pompier), sauf quelques exceptions.

Devant P et B, d'aucuns pourraient commenter : c'est une règle devenue absurde depuis des siècles, mais elle est simple. Et la supprimer nous désolidariserait de nos voisins européens pour nombre de mots ; ex : bombe se traduit par : bomba (multiples langues), bombe (allemand, norvégien, etc.), bomb...

Devant M, l'affaire se complique. Et parfois, on ignore comment prononcer.
ex : emménager prononcé [ã]   /  emmental é  /  dilemme è /  femme [a] 
      immergé ou immense [i]  /  immangeable ou immanquable [ɛ̃].

N reste N devant P et B et M
ex : inmangeable, enmener, bonber, enporter.

N continue à devenir M devant P et B, mais reste N devant M.
ex : inmangeable, enmener, bomber, emporter.

Non merci.
Je vote blanc.

La bombe est tombée sur la pompe avec des dégâts immesurables. Emmène immédiatement les enfants immatures ailleurs et emportez un repas.

S

Pourquoi changer ? ...

Le son [z] n'existait pas en latin. Ce qui fait que le Z est très sous-utilisé en français et concerne principalement des mots venus du grec. (Eh oui, c'est encore la faute aux Romains !)
Le S se prononce "z" entre deux voyelles et "s" sinon ; ess se prononce "és" ou "ès". Le problème est que les exceptions sont innombrables à cause de règles orthographiques très mal adaptées au français :
- assoiffé mais asymétrique,
- cosaque mais cosinus,
- désensibiliser mais désaccoutumer
- dessaler mais désulfiter,
- ressaisir mais resalir
- bissectrice mais bisexuel
- son [s] : antisocial, aérosol, aseptiser, bisulfate, contresens, cosécante, désensibiliser, dysenterie, entresol, monosyllabe, parasol, préséance, soubresaut, tournesol, unisexuel, vivisection, vraisemblable, etc., etc.
- son [z] : désherber, déshumaniser... (mais déshunter)
- son [z] : transitoire, subsistance, balsamique, patriotisme
- son [ə] : ressentir, ressource, resserrer...
Lorsque l'on tombe sur un mot inconnu avec préfixe, on ne sait pas trop comment prononcer ce s ou ess. À l'écrit, devant un S après un préfixe, on recourt si souvent au dictionnaire ou au correcteur orthographique de Word.
Un remède universel : l'utilisation du Z.

Note sur la prononciation du Z : "z" sauf éventuellement en fin de mot (nez, raz). Lorsqu'il y aura 2 Z : en fin de mots, les 2 Z signalent qu'il faut prononcer le Z (jazz, buzz) ; un double Z ailleurs est la signature d'un mot importé (pizza, mozzarella) qui sent bon son pays d'origine.

Notes si la modification se fait :
Un mot devra être francisé pour ne pas créer un synonyme : blazer (de l’anglais) blazeur.
Bonshommes et gentilshommes devront prendre un trait d'union : bons-hommes.

Tout s qui s'entend [z] ➔ z    ;    ss ➔ s
      La transformation des S qui s'entendent [z] en Z sera obligatoire. Ex : caze, doze, tranzitoire.
      La perte du second S de ss ne sera obligatoire qu'après un E qui s'entend [ə] ; ex : resentir.
      Ex : la maizon, la moison, ésuyer ; resentir
    Pour les féminins en -esse (maitresse), le choix s'effectue à la section "Doubles consonnes" ci-dessus.
    On garde le ss final (qui s’entend) : express (à ne pas confondre avec exprès), stress.
     Ce choix constitue un changement majeur et nécessite une certaine gymnastique.

s qui s'entend [z] ➔ z   ;   ess qui s'entend [əs] (e muet) ➔ es
    La seconde règle concerne les mots comme ressentir qui, ainsi écrits, devraient s'entendre "réssentir".
    Ex : la maizon, la moisson ; resaizir, resaut, desous.
    Ce choix conviendra à ceux qui désirent l'amélioration, sans empêcher ceux qui y résistent d'écrire traditionnellement.

Ajoutons un trait d'union entre le préfixe et le radical lorsque le préfixe finit par S ou le radical commence par S et que ce S est entouré par deux voyelles ou par une voyelle et un H (comme on le fait déjà lorsque le préfixe se finit en a ou o et que le radical commence par i ou u : co-intervention).
     Ex : re-sentir, a-symétrique, dis-harmonie, prime-sautier, de-sous.
     Les mots sans préfixe comme désuet, imprésario subsisteront.

Je ne veux rien changer.
Je ne vote pas.

 

Remplacer les S qui ne sont pas entre deux voyelles et qui se prononcent "z" par Z.
Ex : préfixe trans- devant une voyelle (tranzit, tranzistor, tranzaction, intranzigeant...), suffixe en -isme (automatisme, héroïsme), tranzi, subzister, subzistance, subzide, subzidiaire, balzamine, balzamique...
On ajoute Saint-Pétersbourg ➔ Saint-Péterzbourg (Санкт-Петербург = "Sankt-Peterburg" sans S)
On excepte balsa qui est un mot espagnol et dont la prononciation devrait être [s].

La raison de la maitresse lui soufflait en essence de restatuer sur ces décisions intransigeantes et d'assurer, sans contresens, assez de savoir à sa classe rassemblée vraisemblablement à l'opposé du gymnase où elle sautait et ressautait dans un bassin d'eau dessalée, ressemblant à des insectes déshumanisés.

Son [k]

ch prononcé [k] ➔ k
Comme on a déjà kilo (du grec χίλιοι).
Ainsi lichen, chlore, chaos, schizophrénie, manichéen, chondriome, chiralité, choane​​​ ne poseraient plus de problème de prononciation, même pour les plus jeunes.
Ce ch vient essentiellement du khi grec χ prononcé [kh].
Je préfère kh pour distinguer les mots qui viennent de mots grecs avec kappa (K) et ceux avec khi (χ). Note : des mots anciennement avec χ s'écrivent aujourd'hui avec un C ou un K et on n'y touchera pas.
Je préfère c devant A O U et qu devant E I Y.
      Ex : psycologue, psyquiatre.
Pas question de changer.
Je ne vote pas.

Synonymes... La transformation en K créera un seul synonyme : le krach boursier / le krak médiéval (forteresse).
Le synonyme de celle en C ou QU sera : cœur/chœur. Notez aussi que le préfixe écho- ressemblera à éco-.
Si on souhaite éviter les synonymes, on écrira krac boursier ; ou kœur d'enfants et ékographie.

 

cch ➔ k
ex : une ecchymose, un macchabée, un gnocchi, une bacchanale ➔ ékymose, makabée, gnoki bakanale
cch ➔ kh
cch ➔ c devant A O U et qu devant E I Y. Ex : bacanale, équymose.
Aucun changement.
Je ne vote pas.

 

ck ➔ k
ex : un stock ➔ un stok
Ceci ne me convient pas.
Je ne vote pas.
Note : un mot devra être francisé pour ne pas créer un synonyme : stokeur (stoker, de l’anglais).

 

cq ➔ q
ex : acquérir ➔ aquérir
Pas pour moi.
Je ne vote pas.

L'archéologue acquiert un stock de gnocchis.

h inutiles

On continue à enlever des difficultés ?

Supprimer les H non aspirés (sauf gh et ph).
Ex : l'istoire, il ésita, d'abitude, cet omme, l'onneur, ier soir, l'eure, un surumain, la coérence
Le H muet n’était pas écrit en vieux français ; il a été réintroduit pour rappeler l’origine latine du français ; ainsi, "herbe" et "hôtel" s’écrivaient "erbe" et "ostel".

Exceptions... - Bien sûr, on garde le H de mots comme "cohue", "envahir", où il est utile,
- ainsi que les H aspirés qui se retrouvent à l'intérieur d'un mot : déhousser (la housse).
- Bienheureux, enharmonie, enherber, protohistoire, métahumain, autohypnose garderont un H auxiliaire pour ne pas induire une prononciation erronée. On sera libre de les écrire aussi avec un trait d'union : bien-eureux, proto-istoire.
- On garde th en fin de mot lorsqu'il s'entend : aneth, luth (mais pas goth).
- Héroïne et héroïsme gardent leur H pour ne pas les dissocier de héros.
- Dirham (monnaie) qui est international.
- Le verbe anhéler garde son H afin de ne pas le confondre avec anneler à plusieurs personnes du présent, futur et conditionnel*.
- Pour ne pas confondre 2 mots, on garde* : éthique, un thalle (végétal), thermes, thermite, thon, thoron (désuet), thrip (insecte), thrombine (enzyme), cathare/catarrhe (terme médical), menthe/qu'il mente, arrhes/ares, rhé/ré.

Supprimer les H aspirés tel que ci-dessus, sauf ceux qui séparent des voyelles (dans des mots sans préfixe).
Ainsi on garde le H de : véhémence, véhicule, cohérent, compréhensif, bréhaigne, brouhaha, annihiler, cohorte, nihonium, kohol, moho...

Non, nous ne reconnaitrions plus les mots courts. / C'est comme amputer l'écriture française.
Je ne vote pas.

 

Code couleurs : vert à gauche : je vote pour ; rouge au milieu : je vote contre ; gris à droite : je ne vote pas.

rh ➔ r
ex : rhume, rhinocéros, rhinite ➔ rume, rinocéros, rinite
En général, rh vient de grec ancien et indiquait une aspiration. Pourtant, cette aspiration a disparu en grec ancien et moderne : elle n'existe plus, sauf dans l'orthographe française et anglaise. Cherchez l'erreur !
   Ne pas inclure les quelques rh qui viennent d'autres langues que le grec.
Exceptions :
  - arrhes, rhé (vieux mot) (pour ne pas confondre avec ares et ré).
  - mots composés comme surhomme, rhabiller, fluorhydrate.
  - dirham (monnaie) qui est international.


th ➔ t
th grec : les grecs faisaient la différence entre le tau (t) et le thêta (th). En anglais, cette différence existe mais pas en français, où il s'agit juste d'une règle orthographique de plus.
Exceptions :
- on garde th en fin de mot lorsqu'il s'entend : aneth, luth (mais pas goth).
- pour ne pas confondre 2 mots, on garde* : éthique, un thalle (végétal), thermes, thermite, thon, thoron (désuet), thrip (insecte), thrombine (enzyme), cathare/catarrhe (terme médical), menthe/qu'il mente.


dh ➔ d    et   lh ➔ l
pour adhérer et sa famille (adhésif...) (Le H vient ici du latin).
pour silhouette et silhouetter (du basque xiloeta).


kh ➔ k
Mots venus de l'étranger comme khalifat, sheikh, sovkhoze et des mots peu communs.

gh ➔ g ou gu dans les mots suivants :
g : Afganistan afgan, Gana ganéen, ouighour, prongorn (antilope), gréline (hormone), ogam (écriture)
gu : guetto guettoïser, Kirguizistan kirguiz, larguetto, spaguetti, malpiguie malpiguiacée (plantes), slougui (lévrier), dingui (dinghie, masculin, embarcation)

 

Le cas de ph :
ph ➔ f
Ce ph représente le phi grec φ. Or notre f vient du φ. Là, encore, quelques-uns aiment la complication. Mais est-ce la majorité ? Votez ! Nous le saurons. Les enfants préfèreraient le f. Seuls nous et les Anglais (qui nous copient) utilisons ph. Les autres Européens ne se compliquent pas autant la vie : allez voir par exemple le mot photo/foto qui est identique dans de nombreuses langues européennes
Ce changement produira deux synonymes : philtre, phratrie.

Au théâtre, la silhouette du rhinocéros enrhumé adhérait au décor.
L'habitude de l'hôtel est de hacher les haricots avec cohésion.
La photo du phare phénicien de Sainte-Sophie.

W

Le W a 2 prononciations distinctes : [v] ou [u]("ou"). Il faut donc connaitre le mot pour savoir comment il se prononce. Et si on en supprimait une ?
Le W qui fait [v] est rare et concerne des mots venus de l'allemand ou l'alsacien (le V allemand faisant [f]).

W fait "ou" (comme wallon), sinon on le remplace par V.
ex : vagon, édelveiss, valkyrie, varrant, visigoth, vyandotte, talveg.
Exceptions : les dérivés de noms propres : Wagner et wagnérien, wilhelmien, weber.
On admet cependant : vormien, vurmien, Vurtemberg ; et Vestfalie (le ph de Westphalie est fautif).

J'aime le W qui fait [v].
Je ne vote pas.

La walkyrie alla chercher le Wisigoth dans le wagon du wapiti wallon.

T qui fait [s]

Et si T s'entendait juste [t] ? Nous n'aurions plus d'hésitation sur la prononciation.
Sont concernés les mots en :
• en -tio- : population, attentionné. (Ceci ne concerne pas gestion, question…)
• en -tie- : différentier, acrobatie, prophétie, balbutier, patient. (Pas partie, sortie...) .
• en -tia- : spatial, pénitentiaire, impartial, initial, nuptial, tertiaire (Pas vestiaire, christianisme...)
Ces deux derniers sont source d'énormément de confusions.

Cocher en un click :



Mots avec -tion- :
Il n'y a que deux mots français en -cion (succion et suspicion). Par contre, il existe beaucoup de mots en -sion (émission, discussion, dimension, permission). Les mots en -tion pourraient les rejoindre.
Ex : attension, rassion, informatisassion, construcsion. On ajoutera sucsion et suspission pour ne pas garder d'exceptions insensées.
Je suis d'accord pour sion.
Je préfère en cion, comme en espagnol.
    Ex : attencion, racion, informatisacion, construccion (mais pas profession, passion, version...).
S ou C, sans préférence.
Gardons tion : je l'aime bien.
Je ne vote pas.

 

Mots avec –tie- (sauf ceux en -tien, -tiel-, -tieux)  :
une idiotie -l'ineptie -l'inertie - les hématies -la bureaucratie -l'aristocratie -la suprématie - balbutier
s'opposent à :
l'ortie - la modestie - la sortie - une partie - une garantie - une apprentie - l'eucharistie - amnistier.

Les mots avec -tie- ... acrobatie, argutie, balbutier, calvitie, canitie, démocratie et famille en –cratie, différentier, diplomatie, facétie, hématie, idiotie, impéritie ineptie, inertie, initier, minutie, (im)patience et famille, péripétie, presbytie, prophétie, quotient, suprématie.
Chiropractie orthodontie, spermatie, tutie peuvent se prononcer [s] ou [t].
Noms propres : Boétie, Dalmatie.

Différentier suivra différence avec un C. Dalmatie s'écrit avec un C en croate et le reprendra. Les mots avec une prononciation possible en [t] garderont leur T. Pour les autres mots, je choisis :
tie ➔ sie
tie ➔ cie
L'un ou l'autre, peu m'importe.
Ne changer que différentier et Dalmatie.
Ne rien changer.
Je ne vote pas.

 

Mots en –tieux/-tieuse/-tieusement :
ex : ambitieuse, contentieux, factieux, minutieusement
Les mots en –tieux sont de la famille d'un mot en –tion ou -tie.
Ils prendront la même graphie que ce mot suivant les votes ci-dessus.

 

Mots avec -tia- :
La modification suit la famille :
- généralement en cia : confidentialité (confidence), différentiable (différence), essentialité (essence), existentialisme (existence), nuptial (noce), partial (parcellaire), pénitentiaire (pénitence), potentialité (potence, omnipotence), présidentiable (présidence), propitiatoire (propice), sapiential (sapience), spatial (espace), transsubstantiation (substance).
- 4 familles en sia : insatiable et satiation (rassasier), martial (Mars), palatial (palais), tertiaire (troisième).
- Certains mots suivent la famille selon les votes ci-dessus : initialiser, initiative suivent initier ; prétentiard suit prétention ; balbutiant suit balbutier.
- Les familles suivantes ne sont ni en S, ni en C : abbatial, adoptianisme, consortial, gentiane, primatial, spartiate, strontiane.
D'accord pour le changement et je préfère "cia" pour les familles sans C ni S.
D'accord pour le changement et je préfère "sia" pour les familles sans C ni S.
D'accord pour le changement. Pour les familles sans C ni S, peu m'importe.
D'accord pour le changement sauf pour les familles sans C ni S.
Ne pas changer.
Je ne vote pas.

 

Mots en -tio :
• tertio (de la famille de trois, tiers, troisième, 3 = tres en latin) ➔ tersio
• ratio et dérivés (ratiociner, rationnel...) (appartiennent à la famille de raison) ➔ rassio, rassionnel
• spatio- (ex : spatiotemporel) (famille d'espace) ➔ spacio
Je suis d'accord.
Ne pas changer.
Je ne vote pas.

 

Mots en –tien :
Acinétien et comtien, vous prononcez comment ? faustien et mozartien ?

Actuellement... Il y a un peu plus de mots en -tien se prononçant [s] (lilliputien) et un peu moins se prononçant [t] (chrétien).
Le modèle en -cien (musicien) est très courant. Il concerne essentiellement les familles en -que (musique) ou avec un C dans la dernière syllabe.
Les mots en -sien, rares, dérivent d'un nom avec un S (carpentrassien).
Les mots en -tien dérivent essentiellement de noms terminés par une syllabe avec T : Capet/capétien, Égypte/égyptien, Haïti/haïtien

-tien ➔ -cien (sur le modèle le plus courant)
   Exceptions : les dérivés de mots finis en S : Laos/laossien, Mars/marsien, Lagos/lagossien et Venise/Vénissien.
-tien ➔ -sien.
   Exceptions : tribunitien reprend son C romain, Lutèce/lutècien.
L'un ou l'autre, peu m'importe.
Ne modifier que les quelques mots dont la famille n'est pas en T : laossien, marsien, lutécien...
Ne pas changer.
Je ne vote pas.

 

Mots avec –tiel- :
Deux graphies se retrouvent : -ciel (artificiel circonstanciel logiciel officiel) et -tiel (confidentiel torrentiel).
Les mots en -tiel dérivent essentiellement de mots en -ance, -ence, parfois en -ent ou -ant.

Les mots en -tiel... Mots dérivés d’un mot en –ence ou –ance : assurantiel bilantiel (ou bilanciel, lié à balance) carentiel circonférentiel concurrentiel confidentiel consubstantiel démentiel désinentiel différentiel équipotentiel essentiel existentiel fréquentiel inessentiel inférentiel interférentiel jurisprudentiel obédientiel pénitentiel pestilentiel potentiel préférentiel présentiel présidentiel protubérantiel providentiel prudentiel référentiel résidentiel sapientiel séquentiel substantiel.
Mots dérivés d’un mot -ent ou -ant : actantiel ou actanciel, componentiel, évènementiel, excrémentiel, incrémentiel, tangentiel, torrentiel.
Autres : interstitiel (lié à interstice), partiel (lié à parcelle), transférentiel (transference ou transferencia existent dans d'autres langues), inertiel, exponentiel.

Écrivons-les en –ciel : confidenciel différenciel essenciel évènemenciel existenciel.
    Exception : exponentiel, lié à exposant, du latin exponens, s'écrira exponensiel.
    Et inertiel s'alignera sur inertie.
Écrivons en –ciel seulement ceux qui ont un C dans leur famille. Continueront à s'écrire tiel ceux dérivant de mots en -ent et -ant et exponentiel. Inertiel s'alignera sur inertie.
Ne pas changer.
Je ne vote pas.

Une ambitieuse patiente tahitienne porta intentionnellement son attention sur une population essentiellement francophone. En toute démocratie et impartialité, et par quelques acrobaties, elle initiait une refonte partielle de fractions de son écriture pour un ratio d'un sur cinq.

sc suivi de i ou e

sc ➔ s ou ss
Ex : siences, consience, adolessent (ou adolesent suivant le choix fait ci-dessus), assension.
Exceptions :
- sceau et sa famille (sceller…) : à ne pas confondre avec seau, selle, seller.
- sceptique et sa famille (≠ fosse septique)
- sciène (un poisson) et sciénidé (≠ sienne s'il devient siène)
- vesce (une plante) (≠ vesse)
- scie et sa famille, pour ne pas confondre scieur et sieur, sciée et siée (subjonctif de seoir)
- scythe si le Y et le H disparaissent (≠ site).


sc ➔ c
Ex : ciences, concience, adolecent, acension.
Exceptions :
- sceau et sa famille (sceller…) : à ne pas confondre avec je cèle
- scène et famille (≠la cène)
- ascétique et sa famille (≠ vinaigre acétique)


J'aime bien sc.
Je ne vote pas.

 

sch

quand il s'entend "ch"
sch ➔ ch (ex : chéma, chisme). Ce qui distinguerait de pschent qui se prononce [sʃ] (s+ch).
sch ➔ sh (ex : shéma, shisme)
Je garde sch.
Sans opinion.

Devant la fascinante scène de l'ascenseur oscillant, l'adolescent acquiesça sciemment. Il avait conscience que le câble dégénérescent était susceptible de se scinder.

gn

gn s'entend [ɲ] en général mais peut aussi faire [gn]. Ce qui aboutit à des prononciations erronées ou différentes d'une personne à l'autre. Pour certains mots, les deux prononciations sont admises : cognitif et quelques autres mots compliqués.
Exemples en [gn]: diagnostic, gnou, magnat, magnum, prégnance, pugnace, stagner.
Et si nous différencions les deux ?
[ɲ] s'écrit ñ, comme en espagnol. On s'y habitue très vite.
[gn] s'écrit avec un tréma : gn̈ .
[gn] s'écrit ghn : diaghnotic

Je ne veux rien changer.
Je vote blanc.

Le médecin signe le diagnostic.

J et G

Pourquoi utilise-t-on si peu le J ? ... La lettre J est arrivée seulement au 16ème siècle dans notre alphabet. Auparavant, on utilisait des béquilles : le i, et on rusait avec le G. Le J existe désormais mais reste pourtant peu utilisé. Et si nous l'utilisions à sa juste mesure ? Si chaque fois que nous prononçons "j", nous écrivions J ? Les enfants seraient ravis. Et vous ?

Cela signifierait aussi que la lettre G ne ferait plus que le son [g]. Le U muet derrière le G (gue) pourrait alors disparaitre à brève ou lointaine échéance.
Avantages :
- Cela simplifie les conjugaisons des verbes en -ger et -guer pour les enfants.
- L'adjectif verbal fatigant et le participe présent fatiguant s’écrivent enfin pareil, ainsi que tous leurs semblables en -gant et -guant.
- Orgueil s'écrit comme il se prononce : orgeuil. La règle comme quoi on doit l'écrire eil au lieu de euil saute. Ainsi, la terminaison -gueil ne va plus sembler être un mensonge pour les enfants.


G qui s'entend "j" ➔ J.    Les E et U muets qui suivaient G disparaissent.
Ainsi le son "j" s'écrit toujours J. G s'entend toujours [g].
ex : jentil, intellijent, zoolojie, covoituraje, voyajer, je voyajais.
ex : il navige, le gi ; il naviga.

Notes...

Seuls trois mots posent problème : le maje (terme vieilli) s'écrit alors comme le mage. Geais, pour ne pas s'écrire comme jais, garde son E : jeais. On invalide l’alternative raja de radja (maharadja) pour qu'il ne s'écrive pas comme ragea.

Si le choix ci-dessus est voté, la règle du son "j" s'écrivant J ne pourra pas être facultative. Tout le monde devra l'adopter.

Côté gymnastique mentale : il va falloir reprogrammer un peu le cerveau : "Il ne gère guère que l'épicerie " devient "Il ne jère gère que l'épicerie". Cinq ans s'écouleront entre l'adoption de la règle et la disparition recommandée mais facultative du U avant I, E, Y.


G qui s'entend "j" ➔ J.    Le E muet qui suivait G disparait.
   Exemples : garaje, il manjait. / Il navigue.
   Exceptions : mage et sa famille*. Geais s'écrira jeais.

Je ne suis pas d'accord.
Je n'ai pas d'avis bien défini sur cette question.

 

Le U de gua et guo s'entend ou disparait.
  ex : nous prodigons, je navigais, il déléga, fatigant (verbes en -guer)
  ex : distingo, aigail, aigade, camargais
  Exceptions* : guai pour le garder distinct de gai ; baguage si les doubles lettres disparaissent.
  Non concernés : iguane, jaguar...

Je naviguais généralement le soir et voyageais longuement. La guerre changea ces gentilles routines.
J'imagine que le garagiste juge toujours aussi mal les pigistes.

gua

On pourrait franciser "les gua" qui se prononcent "goua" [gua], comme on a déjà cougouar :
gua ➔ goua
ex : gouano, gouar, igouane, lingoual, jagouar, gouanosine, Gouadeloupe, Gouarani, Gouatemala, Nicaragoua, Paragouay, Urugouay... et leurs dérivés

D'accord mais seulement si la règle ci-dessus (le U muet de guo et gua disparait) n'est pas votée.
Non merci.
Je ne vote pas.

X

Code couleurs : vert à gauche : je vote pour ; rouge au milieu : je vote contre ; gris à droite : je ne vote pas.

Supprimer les exceptions du X qui s'entend "z" :
    sixième ➔ sizième (comme sizain)
    dixième ➔ dizième (comme dizaine)
  deuxième ➔ deuzième (comme deuzio, douze) ou deusième (comme deusio, troisième)

Supprimer deux exceptions du X qui s'entend [s] :
    soixante ➔ soissante
    coccyx ➔ coccys
On garde six et dix :
   Six car le X rappelle hexa ; il est donc utile.
   Dix pour qu'il ne s'écrive pas comme "Dis !" (verbe dire).

qu

Dans la plupart des mots, le U ne se prononce pas.
Sauf aquatique, adéquat, équateur, quadrature, quark, quaternaire, squale, squat...

Remplacer le U qui s'entend "ou" (aquarelle) par le W wallon : aqwarelle, éqwation.
Remplacer ce U par « ou » : aqouatique, éqouateur.
Ne pas remplacer ce U.
Je ne vote pas.

Pour les qu qui s'entendent "ku" (équidistant), voir la section Tréma.

Et si on allait plus loin ?
Le U qui accompagne le Q ne s'entend plus depuis la nuit des temps.
Supprimons ce U muet. Ex : que ➔ qe
Ceci ne pourra être fait rapidement si beaucoup d'autres règles sont mises en place, car cette modification perturberait la reconnaissance de beaucoup de mots courants.
Gardons notre très traditionnel U après le Q.
Je ne vote pas.

Est-ce que ce bassin aquatique est adéquat pour le mollusque des tropiques qui arrive d'Afrique ?

Voyelles

E orthographique de noms dérivés de verbes

ex : remerciements   balbutiements   dénouement   dévouement   engouement   éternuement   paiement   vouvoiement   aboiement   gréement

Règles : Les noms terminés en ‑ement avec un E orthographique sont dérivés de verbes en ‑ier, ‑ouer, ‑uer, ‑yer et -éer. Il existe cependant des exceptions (châtiment, agrément).

Supprimer ce E inutile.
On le garde.
Je ne vote pas.

-um

L'anomalie des um qui se prononcent om.
Les -um finaux qui s'entendent [om] ➔ om
  ex : muséum, rhum, album, sodium, sternum ➔ muséom, rhom, albom, sodiom, sternom
  y compris capharnaüm ➔ capharnaom, triumvirat ➔ triomvirat
  y compris les dérivés, par ex : médiom médiomnique médiomnité

Ne font pas partie de cette modification les mots en –oum, parfum et quelques mots latins (erratum...).

Sans façon.
Je ne vote pas.

Le forum sur le béryllium a lieu au muséum.

Tréma

Il manque parfois un tréma :

"gui" et "qui" dont on entend le u ➔ güi et qüi.
Ex : aigüille, éqüipotence.
Ainsi plus personne ne se trompera de prononciation.

Mots concernés...    aiguille ➔ aigüille. Idem pour ses dérivés : aigüilleur, aigüillonner, aigüilletage...
   inguinal ➔ ingüinal
   linguistique ➔ lingüistique
   unguifère➔ ungüifère. Idem pour ungüéal, ungüis.   
   aquicole, aqüicole* : les deux seront admis. *La prononciation dépend des dictionnaires.
   aquifère, aqüifère*
   équidistant ➔ éqüidistant
   équilatéral ➔ éqüilatéral
   équipollence, éqüipollence*
   équipotence ➔ éqüipotence
   obliquité ➔ obliqüité
   ubiquité ➔ ubiqüité
   Idem pour leurs dérivés.
  Sauf si les votes précédents font que le U disparait après Q ou dans gui gue guy.


Parfois ay se prononce "aï " au lieu de "èi". Quand le mot est inconnu (pensez à un enfant qui lit) ou pour un nom de village (Tramayes), il serait bon d'avoir l'information comme quoi la prononciation est "aï ". Le tréma est idéal. Idem pour les mots avec oy qui s'entendent "oï " au lieu de "oua"
ay prononcé "aï ", oy prononcé "oï " ➔ äy , öy
Ex : mayonnaise, rimaye, coyote, oyat ➔ mäyonnaise, rimäye, cöyote, öyat
Exceptions : mots étrangers (boy-scout).

Mots concernés... aya ayatollah aye-aye bayadère Bayard bayer bayésien bayou bayoud bayram cayenne cipaye cobaye daya fayard fayot fayotage fayoter fédayine gayac gayal hayon Himalaya himalayen kayac kayak kayakiste La Fayette maya mayonnaise nicaraguayen pagaye papaye papayer paraguayen piaye rimaye sabayon

agoyate coyote goyave goyesque oya oyat samoyède yoyo

 

in qui s'entend " ïn" ➔ ïn.
Ex : yin ➔ yïn.

Mots concernés... bïn's, bïntje, chïntz, drumlïn, flïnt, gïnseng, hïndi, degré kelvïn, Komïntern, lïngala, lïngam, lïnter, mïn (langue chinoise), mïnbar, pidgïn, spïn, tchïn, yïn, djinn ➔ djïn, finn ➔ fïn, springer (chien) ➔ sprïngueur

 

Trémas inutiles :
Noël ➔ Noel ; Israël ➔ Israel.

é   è

Dans les préfixes :

Ajouter les accents qui manquent sur le E des préfixes (évite les prononciations aléatoires). Ainsi, lorsque le préfixe est suivi soit d'une voyelle, soit d'un H suivi d'une voyelle :
per-   ➔ pèr-     : peroxyde ➔ pèroxyde
inter-  ➔ intèr-   : interaction ➔ intèraction
hyper- ➔ hypèr- : hyperactif ➔ hypèractif
super- ➔ supèr- : superaliment ➔ supèraliment
cyber- ➔ cybèr- : cyberespace ➔ cybèrespace
Avoir un préfixe variable est courant en français (ex : - et més- ; r-, re- et -) ; avoir inter et intèr, per et pèr serait naturel.
Cette règle ne s'applique pas aux mots avec trait d'union.

Listes de mots qui seront accentués... avec per- : peracide, peraluminate, perantimonate, perargentate, perarséniate, perastatate, peraurate, perazotate, perhafnate, perhydrate, perhydrique, perhydrol, perindate, periodate, periodure, periridate, peroligotrophe, peropératoire, perosmate, peroxysome, peroxyder, peroxyacides, peroxygéné

super- : superacide superaliment superalliage superamas superette superhéroïne superhéros superhétérodyne superintendant superordinateur superordre superovarié superovulation superoxyde

Nombreux mots avec hyper- et inter-.
Toujours plus de mots nouveaux avec cyber-.

 

D'autres accents manquants

Ajout des accents ci-dessous pour correspondre à la prononciation :
       Guatemala ➔ Guatémala, Venezuela ➔ Vénézuéla, Belize ➔ Bélize, Sierra Leone ➔ Sierra Léone, Oregon ➔ Orégon, Koweït ➔ Kowèit
       eh ➔ éh (dans "éh bien" notamment)
       Les mots étrangers finis en -eh se prononçant "é" : Gizéh, moucharabiéh...
       Groènland, Fahrènheit, intelligèntsia (du russe), kèndo (du japonais), mènchévik (du russe), pèndjabi (d'Inde), pschènt (de l'égyptien), spèncer (de l'anglais), stèncil (de l'anglais), suspènse (de l'anglais), wéber (de l'allemand).

 

èil
-eil (ex : "pareil") est une anomalie du fait du E non accentué.
Écrivons-le avec un accent. -eil ➔ -èil ou -èil
è en final ou si la syllabe suivante comporte un e muet ; é sinon.
Exemples : ortèil, boutèille, corbèille, parèillement, évéiller, apparéiller.

 

Les mots en -er
La plupart se prononcent "é" (pommier, entier ; verbes en -er : marcher) mais une centaine se prononcent "èr" (fer, mer, fier, bulldozer, reporter, un corner, sylvaner). Sans compter les imports anglais prononcés [œr] (leader). On hésite régulièrement sur la prononciation et les dictionnaires peuvent être en désaccord entre eux (geyser). Une solution résoudrait facilement ce problème et stabiliserait la prononciation de mots venus de l'anglais comme spencer, toner que chacun prononce à sa façon  :
Accentuer les mots en -er qui s'entendent "èr" : fèr, mèr, chèr, trochantèr, tonèr.
(Comme on a aloès, faciès.)

 

Les mots en -ez
Fez et merguez, contrairement aux autres mots en -ez, se prononcent "èz". Pour distinguer cette anomalie,
écrivons fèz et merguèz.

 

Les mots en -en
Le petit nombre de mots français finis en -en non précédé d'une voyelle se prononcent "èn" (spécimen), sauf en, examen et les mots en -ens comme gens ou encens.
Écrivons-les "ène" sur le modèle de phénomène : spécimène. Quelques mots plus internationaux seront en "èn", à savoir : bunsèn, édèn, lumèn, maghzèn ou makhzèn, zèn, zazèn ; idem pour les mots de langue régionale qui pourront s'écrire èn en français : le farz buèn breton.
Je préfère en èn : spécimèn.

Mots concernés... abdomen acumen albumen bunsen cyclamen cérumen dolmen duramen éden foramen germen gluten gramen hymen karen maghzen/makhzen menhaden pollen putamen rumen solen spécimen volumen zen zazen.

 

Note : L'ajout d'accent ou tréma sera utile pour lire facilement les mots courts qui auront perdu leur H : ièr, ïndi.

à

Supprimons les "à" inutiles (sur le modèle de cela qui contient ). Exceptions : à, çà, là et les mots composés avec là (là-bas, celui-là...).
      déjà, holà, houlà, deçà, delà, voilà. ➔ Hola ! Voila ! au-dela...
déjà ➔ déja. Mais pas de changement pour holà, houlà, deçà, delà, voilà (vois là) qui contiennent les mots çà et là.
On garde tout.
Je ne vote pas.

Accents circonflexes

L'emploi de l'accent circonflexe, particulièrement arbitraire et incohérent, est à l'origine de nombreuses hésitations.

État des lieux...

Un peu d’histoire :
L’accent circonflexe est né à la fin du XVIe siècle. Et non, il ne vient pas toujours d’un S qui a disparu.
Cet accent remplace souvent une lettre diacritique, c’est-à-dire une lettre qu’on avait ajoutée à un mot afin de préciser la prononciation de la voyelle précédente. L’accent circonflexe remplace ainsi soit un S (ex : âne s’écrivait autrefois asne), soit une autre consonne, soit un hiatus, c’est-à-dire la rencontre de deux voyelles (ex : âge s’écrivait autrefois aage). L’accent circonflexe n’a toutefois pas remplacé systématiquement ces lettres : elles ont parfois disparu sans laisser de trace.
Source : https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca


Ainsi, l’accent circonflexe sur A, E et O indique une certaine prononciation.
ê : Les Québécois le prononcent long en général, mais pas toujours. Pendant que ce ê enquiquine le reste des francophones.

â : Il signale forcément la prononciation A postérieur [ɑ] qui est pratiquée au Québec, dans les Vosges et par les personnes âgées de diverses régions. Cependant certains A font [ɑ] sans être accentués.

ô : ô indique un O fermé (sauf exceptions dans certains parlers). Par exemple, quand le mot se termine par –ole, on est tenté de prononcer O ouvert [ɔ], l’accent circonflexe indique qu’il faut prononcer O fermé : pôle, rôle, tôle, geôle, drôle, contrôle.


Tendances et anarchie
L'apparition de l’accent circonflexe suit plus ou moins des tendances ; ainsi un E muet dans la syllabe suivante amène un changement de prononciation (O est alors souvent un O ouvert [ɔ], A un A antérieur [ɑ], ê un é) qui peut faire qu'on enlèvera ou ajoutera l'accent circonflexe :
- âcre [ɑ], âcreté / acrimonie [a], acrimonieux (du latin acritas)
- infâme [ɑ], infâmement / infamie [a], infamant (du latin infamis)
- grâce [ɑ] ou [a] / gracieux [a] (du latin gratia)
- tempête / tempétueux (du latin tempestas)
- extrême, extrêmement / extrémité, extrémisme (du latin extremus)
- drôle [o], drôlerie, drôlement / drolatique [o]
- cône [o] / conique [o], conifère, conoïdal (du latin conus, du grec κῶνος, kônos)
- arôme [o]/ aromate [o], aromatique, aromatiser (du latin aroma)

Le problème est qu’il n'y a pas de règle systématique :
- bêtise, embêtant / bétail (dérivés de bête)
- craniologie / crânien (dérivés de crâne)
- tâteur / tatillon (dérivés de tâter)

ô permet donc de savoir quand prononcer O fermé [o] au lieu d'un O ouvert [ɔ] (tôle, binôme). L'affaire se complique avec les dérivés : certains prennent l’accent circonflexe (tôlier, contrôlable), d'autres non (fantomatique, binomial), de façon arbitraire.
Pour éliminer ces complications insensées, nous pourrions distinguer les O ouverts et les O fermés par un accent plus systématique.


Les Québécois ont droit de véto : si 75% d’entre eux sont contre les suppressions, celle des â n’aura pas lieu ; et les ê continueront à apparaitre dans les dictionnaires.


ê :
Enlever les accents circonflexes sur les ê.
Les ê qui ne sont pas longs s'écriront è. Les autres apparaitront dans les dictionnaires mais, en dehors du Québec, ne seront plus obligatoires.
Gardons tous les ê.
Je ne vote pas


â :
Enlever les accents circonflexes sur les â.
Avoir un accent circonflexe systématiquement sur les A postérieurs [ɑ] et seulement sur eux.

Ne rien changer.
Je ne vote pas.


ô :
Le ô est toujours un O fermé [o]. Tantôt il est nécessaire pour prononcer correctement (côte), tantôt il est inutile et incommode. Voir la prochaine section pour une évolution.


Exceptions :
- on garde de toute façon les accents circonflexes qui permettent de distinguer deux mots (tête / il tète, châsse / chasse, pâte / patte, tache / tâche, matin / mâtin...)
- en conjugaison : on garde celui qui distingue le passé simple du subjonctif imparfait, à la 3ème personne : il parla / qu'il parlât
- en conjugaison : on garde ceux des 1ère et 2ème personnes du pluriel du passé simple. Car ils permettent de différencier bien des mots. Ex : des primates / vous primâtes , des iodates / vous iodâtes.

La tête en fête, l'honnête soldat ôta aussitôt le chapeau en cône de son crâne et tâta ses poches. Et nous gagnâmes bientôt, sans chômer mais l'âme en paix, le bâtiment avant que la tempête ne fût là.

O : [o] et [ɔ]

Le O peut faire [o] fermé ou [ɔ] ouvert. Et si on distinguait les deux ? De la même façon que nous avons inventé les é et les è relativement récemment.

Accent grave sur O s'il est ouvert [ɔ] : ò
   ex : une pòmme, une bestiòle, je dònne (verbe donner)
Remplacer les O ouverts [ɔ] par une nouvelle lettre : le ɔ (utilisé en Afrique)
   ex : une pɔmme, une bestiɔle, je dɔnne (verbe donner)
Avantage de ces deux choix : les plus âgés pourront garder les habituels ô qui disparaitront lentement, pendant que les plus jeunes remplaceront les O ouverts [ɔ].

Ne rien mettre sur le O ouvert [ɔ] ; mettre un accent aigu systématique sur les O fermés [o] :
   ex : óvale, dónner (je donne)
Idem avec un accent circonflexe : ô. Ce choix supprime la distinction entre rôder et roder, etc.
   ex : ôvale, dônner (je donne)

Avoir un accent circonflexe uniquement sur les O fermés [o] qui prêtent à confusion.
   La tendance est de prononcer O ouvert [ɔ] si la voyelle de la syllabe suivante est un E muet (ex : bonne, affolement), sauf dans les mots en -ose et -oze ; ou si la syllabe de termine par R, L, C, K, Q, X ou D sonores ; sinon le O est fermé. Désormais, tout O fermé qui ne suit pas cette règle prendra un accent circonflexe ; on excepte les préfixes (ex : nanoseconde). Ainsi zone prendra un accent circonflexe : zône. Par contre, contrôlable ne prêtant pas à confusion, son accent circonflexe disparait.
Avoir un accent aigu uniquement sur les O fermés [o] qui prêtent à confusion.
   ex : zóne, chromosóme, escróc (mais ovale, donner, controlable)

Pour les deux derniers cas, voici la liste de mots sur lesquels on ajoute un accent circonflexe ou aigu...

en -oc : accrôc, raccrôc, brôc, crôc, escrôc

en -osse : fôsse, bassefôsse, grôsse

en -one : amazône, clône, clôner (je clône), cyclône, anticyclône, drône, hexagône et mots de la même famille en -gone, neurône, ostéône, ozône, silicône, stône, zône, écozône, interzône, zôner (je zône), mots en -chtone (autochtône), mots en -chrone (synchrône)

en -ome : arôme, atôme, autonôme, axiôme, brôme, chromosôme, génôme, gnôme, hématôme, hôme, mobilhôme, syndrôme, mots en -chrome (mercurochrôme), chrômer (je chrôme), mots en -drome (aérodrôme), carcinôme et ses dérivés, sarcôme et ses dérivés ; idiôme ou idiome (variable suivant les dictionnaires). Moins connus : acrosôme adénôme ægosôme allosôme ambystôme anadrôme angiôme ankylostôme antiatôme astrocytôme autosôme biôme butôme cardamôme catadrôme centrosôme cholestéatôme chondriôme chondrôme côme condylôme cyclostôme dermatôme desmosôme endometriôme fecalôme fibrôme fibromyôme, glaucôme, glechôme, glioblastôme, gliôme, glôme, gonosôme, granulôme hémangiôme hybridôme ignivôme kératôme léiomyôme léprôme leptosôme leucôme lipôme liposôme logatôme lymphangiôme lymphôme lysosôme mélanôme méningiôme microbiôme mycétôme myélôme myôme myxôme neurinôme neuroblastôme névrôme opisthodôme ostéôme papillôme pentatôme phagosôme physostôme pogrôme (=progrom) polyribosôme protéôme rhizôme rhizostôme rhizotôme rhytidôme ribosôme schistosôme séminôme staphylôme stratiôme tératôme trachôme trichôme trypanosôme xanthôme...

Certains O ouverts (reconnus comme tel dans les dictionnaires) peuvent varier en O fermé dans le parler courant : docteur, octogone... Ils ne seront pas accentués. Libre à chacun de garder sa prononciation usuelle.

 
Pour les autres cas, on garde quelques ô...

Les verbes avec un ô dans l'avant-dernière syllabe garde leur accent circonflexe (prôner) pour indiquer la prononciation lors de la conjugaison. Ceci ne concerne pas leurs dérivés (ex : controlable, incontrolé). Ainsi rôder ne sera pas confondu avec roder, côcher avec cocher.
Verbes concernés : chômer contrôler diplômer détrôner enjôler enrôler entôler frôler prôner rôder trôler trôner ôter.

Les verbes cloner, chromer, zoner fonctionnent de la même façon ; on leur ajoutera donc ce même accent. Ex : zôner, je zône en [o] fermé.

Côlon garde son accent circonflexe pour ne pas être confondu avec colon. Côté le garde pour rester distinct de coté (participe passé).


Régionalisme... Comme il existe des variantes régionales en francophonie, il y aura une grande tolérance par rapport à l'apparition de ces accents.

Nécessaire pour deux mots... Si nous supprimons les doubles consonnes, l'accent permettra de distinguer les mots suivants qui sinon s'écriraient pareil :
- hòme (homme) et home. Ou home (homme) et hôme
- còme (comme) et come (vieux français : chevelure)

Commodité...

Si les peuples francophones choisissent d'éliminer les doubles consonnes et d'adopter le ò ou ɔ, le ò/ɔ sera utile pour certains mots courts (une ou deux syllabes) transformés par la réforme et que le cerveau a du mal au début à reconnaitre.
Exemple : Après élimination des doubles consonnes, "comme" s'écrit "come". Et ici, le cerveau reconnait surtout le mot anglais. Si ce mot est écrit "còme", le cerveau, ne connaissant pas le mot, le déchiffre avec le son [ɔ], et nous lisons correctement. Au bout de 3 ou 4 fois, le cerveau associe còme à comme.
Ex de mots courts : nous sòmes, la sòme, bòne, il tòne

Les dictionnaires mettront l'accent choisi de façon systématique.
Le Bescherelle utilisera systématiquement l'accent choisi pour montrer aux étrangers dans quel cas on a un [o] et quand est-ce qu'on a un [ɔ] dans les conjugaisons.
Ex : donner, je dònne, je donnais, je dònnerai ou donnerai. Selon le même principe que les verbes en é_er comme céder.


Pas de ça.
Je ne vote pas.

Comme le normand approchait la grosse porte orange le dos rond, une personne lui posa la somme dans un bol.

e

Et si on distinguait les sons "e" ?
[ø] : dans "peu"
[œ] : dans "cœur"
[ə] : dans "cheminée, soit le reste des e, qu'on prononce un peu comme on veut et qui peuvent être totalement muets.

État des lieux aujourd'hui...

"eu" peut se prononcer [ø] ou [œ] :
- heureux, ceux, queue, mieux, peureux / peur, beurre, meuble, fleuve, seul, neuve
"œ" et "œu" peuvent se prononcer [œ] ou [ø] :
- œillère, cœur, mœurs, bœuf / nœud, vœu, bœufs.
"œ" se prononce aussi "é" [e] ou "è" [ɛ] pour les mots d'origine grecque :
ex : œsophage, œstrogène, œnologie (mots scientifiques le plus souvent).

Bref, on vit en pleine anarchie. Et pourtant une anarchie dictatoriale qui ne supporte pas qu'on se trompe !

Du coup, les prononciations fautives sont généralisées.
Ainsi, le mot œcuménique se prononce de trois façons possibles : [ø] [œ] [e] ([e] pour l'Académie française).
Stœchiométrique se prononce même couramment [o] au lieu de [e].
Le verbe œuvrer conjugué se prononce seulement [œ] pour certains... et [ø] pour d'autres quand la voyelle de sa deuxième syllabe n'est pas un E muet (il œuvra).

Et si on sortait de l'anarchie dictatoriale ?


Pour les œ qui font "é" [e] ou "è" [ɛ] :
Changeons ce œ en è ou é (comme dans les autres langues). Ex : énanthe.
Non, nous gardons le œ qui se prononce è ou é.
Je ne vote pas.
Admettre la prononciation usuelle erronée en [œ] ou [ø] pour certains mots (ex : Œdipe). Nous aurons alors deux orthographes admises pour ces mots.


Sons [œ] et [ø] :
On peut simplifier avec la graphie eu uniquement. Adapter la prononciation à la lecture de eu est naturel. Seur, euf, euvre, euillère, neud sont lus instinctivement correctement.
Ou on choisit une graphie pour [ø] et une pour [œ]. Tout comme nous avons inventé le é et le è.
Voici les propositions :

- Une graphie pour [ø] fermé (jeu) :
   eu      œ́      ě      ɛ      έ      ø
   ajouter un accent aigu sur le U de œu quand il se prononce [ø] (nœúd)
   aucun
   je ne vote pas

- Une graphie pour [œ] ouvert (œil, leur) :
   eu   pour [œ] et pour [ø] (simplification sans différenciation).
   œ      eù      e̊      ɛ̀
   ajouter un accent grave sur le U de eu quand il se prononce [œ] (fleùve)
   aucun
   je ne vote pas

Si vous avez choisi eu et eu, ou aucun et aucun (ou eu et aucun) ... La règle de distinction actuelle est pour vous suffisante. À savoir, eu et œu sont prononcés [œ] quand F, L, M ou R finit le mot après eux (seul), quand F ou R finit la syllabe (heurter) ou quand ils sont suivis par L, N, R, RR, V, BL, GL, PL ou VR suivi d'un E muet (peuple).

Cependant il y a des exceptions qu'il serait bon de signaler, comme on signale le [ø] de jeûne. Ainsi, veule, peul, peul-peul, similipeul, greul, pailleule, sbeul, œufs, bœufs, piquebœufs se prononcent [ø].
(Meule et je meule sont d'un usage variable ; on retiendra le régulier.)
signaler les quelques [ø] anormaux :
par un accent circonflexe sur le modèle de jeûne : veûle, œûfs (ou eûfs)
par un accent aigu : jeúne, veúle, œúfs (ou eúfs)
par rien
Je ne vote pas.


Variabilité, règle retenue... Les prononciations dépendent des régions, des personnes, voire de l'humeur.
Ainsi meubler, déjeuner, effleurer, manœuvrer varient beaucoup, y compris leurs conjugaisons.
Ex : déjeuner [ø], je déjeune [œ] ; manœuvrer [ø], je manœuvre [œ].

La règle sera sur le modèle phonétique courant suivant  : graphie de [œ] si la syllabe se termine par une consonne sonore ou si la syllabe suivante comporte un E muet ; graphie de [ø] sinon.
Ex : déjeuner, je déjœne.

Chacun restera cependant libre de garder sa prononciation traditionnelle.

(On admettra de garder certains œ comme celui de cœur pour les nostalgiques et les romantiques.)


L'intérêt d'un accent qui différencie le e ouvert du e fermé...

- il simplifie le pluriel irrégulier de œuf et bœuf :
   eùf / eufs ; ou bœf / bœ́fs ; ou be̊f / běfs.

- les féminins en -euse changent simplement l'accent par rapport aux masculins en -eur :
  coureùr/coureuse ; ou coiffɛ̀r/coiffέse ; ou jonglœr/jonglœ́se ; ou entraine̊r/entrainěse.

- les mots de la même famille se ressemblent :
  peùr et peureux ; ou fɛ̀ille et fɛillage ; ou vœf et vœ́vage

- en conjugaison, on aurait : je veux, ils veùlent.
  Déjeuner
conjugué sur le modèle de céder avec les mêmes accents aux mêmes temps donne :
  je déjɛ̀ne/je déjέnais ou je déjeùne/je déjeunais ou je déjœne/je déjœ́nais.

- Cet accent peut rester optionnel : on peut s'en passer pour lire.

eu et œ... - La lecture de œ et eu est naturelle pour tout francophone.
   vœf, veuvage ; je veux, il vœlent.

ε et ø...

ε, l'epsilon grec, est l'ancêtre de notre e. Il est cohérent de revenir à cette graphie d'ailleurs utilisée en Afrique pour [ø] et [œ]. Bien que dans l'alphabet phonétique ε soit un "è".

ø a l'avantage d'être déjà "eu" dans l'alphabet phonétique.

Exemples...

Son [œ] :
ex : œil, sœur, odeur, meilleure, chevreuil, feuille, seul, veuf, meuble, fleuve, jeune, ils veulent.
Ces mots s'écrivent par exemple :
- œil, sœr, odœr, meillœre, chevrœil, fœille, sœl, mœble, flœve, jœne, ils vœlent.
- eùil, seùr, odeùr, meilleùre, chevreùil, feùille, seùl, meùble, fleùve, jeùne, ils veùlent.
- ɛ̀il, sɛ̀r, odɛ̀r, meillɛ̀re, chevrɛ̀il, fɛ̀ille, sɛ̀l, mɛ̀ble, flɛ̀ve, jɛ̀ne, ils vɛ̀lent.

Son [ø] :
ex : heureux, joyeux, nœud vœu
Ces mots s'écriront par exemple :
- heureux, joyeux, neud, veu   ou
- hœ́rœ́x, joyœ́x, nœ́d, vœ́   ou
- hɛrɛs, joyɛs, nɛd, vɛ

Conjugaison
 "déjeuner, je déjeune,  nous déjeunons, je déjeunerai"    deviendra :
- déjeuner, je déjœne,  nous déjeunons, je déjœnerai ou je déjeunerai  ou
- déjeuner, je déjeùne, nous déjeunons, je déjeùnerai ou je déjeunerai  ou
- déjέner,   je déjɛ̀ne,  nous déjέnons,   je déjɛ̀nerai ou je déjέnerai  ou
- déjěner,  je déje̊ne,   nous déjěnons,   je déje̊nerai ou je déjěnerai

Nouveaux pluriel et masculin... Après œ ou toute nouvelle lettre, le pluriel se fait en S : des vɛs.
Le masculin en -eux qui faisait -euse au féminin prend un S après toute nouvelle graphie : joyěs/joyěse.
Mise en place... Si de nouvelles graphies sont choisies (à part ), elles ne pourront pas être mise en place tout de suite mais seulement au bout d'un certain nombre de mois ou d'années après nous être habitués aux règles concernant les consonnes. Les changements concernant les E demandant une certaine gymnastique intellectuelle pendant la phase d'apprentissage. En revanche, la graphie est naturelle et pourra être mise en place aussitôt.

Exceptions :
les mots empruntés à l'anglais : best-seller, flirt, brunch...

Elle est peureuse : elle a peur des hauteurs, des malfaiteurs, des menteuses et du feu. Heureusement, elle aime les jeux et les œuvres de sa jeune sœur à l'œil vif. Elle ne jeûne plus et déjeune avec elle. Et après avoir un peu déjeuné de quelques œufs, elles veulent se coiffer les cheveux. Elle s'émeut du passage d'un chevreuil sous ses yeux bleus.

eil qui se prononce euil [œj]

Règle actuelle : Quand -euil est précédé d'un G ou d'un C, on supprime le second U :
ex : orgueil, accueil.
Ce qui perd les enfants, puisqu’on devrait alors prononcer « èi » . Et les adultes car on a par exemple le mot régional gueille prononcé "èi".

Écrivons ueuil : accueuil, orgueuil
On laisse comme ça.
Je ne vote pas.

Selon le choix fait pour la graphie de [œ] à la section "e" ci-dessus, la question ne se posera peut-être plus : accœil.
Idem si le choix de - èil est fait pour -eil à la section "é è".

æ

æ, très rare, se prononce é ou è. Derrière un C, il agit comme un E. La tendance est à sa disparition. Confirmons-la.

æ é
                  æschne [ɛskn] eschne

Ainsi : ægosome cæcal cæcum ælie iléocæcal nævus uræus. égosome cécal cécum élie iléocécal névus uréus.

y

Avertissement... Si beaucoup de règles ci-dessus sont appliquées, celles du Y devront attendre quelques années avant de pouvoir être mises en place.


Remplacer par i le Y final des mots d'emprunt ci-dessous maintenant devenus français
Non, aucun de ces mots    Je ne vote pas.   au cas par cas :   

husky, wallaby, toby (poisson), guppy (poisson),
curry, chantilly ➔ chantillie, groggy ➔ grogui

 

 

y ➔ i quand il remplace un Y grec : mystère, ysopet, ypérite, dynamite, cycle, syllabe, pyromane...

Cette règle ne concerne
- ni les emprunts anglais récents,
- ni les noms propres,
- ni le Y qui lit deux voyelles (ex : nettoyer),
- ni le préfixe dys- (ex : dyslexique), à ne pas confondre avec dis- (ex : discontinu),
- ni le préfixe poly- (ex : polyclinique, à ne pas confondre avec policlinique),
- ni le suffixe -phylle (feuille), qui est distinct de -phile (ex : anglophile),
- ni le Y qui permet de distinguer 2 mots, à savoir : alyte, empyrée, gryphée, lyre, lys, lyse, lytique, mye, myrrhe, mythe, ophrys, pyrrole, python, rythme/-rithme, satyre, satyrique, sylphe, scythe et leurs dérivés,
- ni, si les H non aspirés sont supprimés, le Y d'hydrogène et ses suffixes -hyde et -hydique (aldéhyde) différents des finales en -ide et -idique  : ydrogène, aldéyde.

Ce cycliste pyromane et son tyran de husky ont pris le ferry avant de se payer un plat au curry et mystérieusement à la chantilly.

Règles

Conjugaisons

Supprimons quelques exceptions et règles bizarres qui nous enquiquinent.

Verbes en –yer

Tous les verbes en –yer se conjuguent pareil : sur le modèle de payer.
Verbes en -oyer et -uyer : autoriser le y dans la conjugaison, comme les verbes en -ayer, -eyer.
Verbes en -eyer : autoriser la transformation du y en i, comme les verbes en ayer, oyer, uyer.
Seul envoyer et ses dérivés restent irréguliers au futur et conditionnel.

Règle actuelle : croix noires
Nouveau : croix bleues
Verbes en :

y reste y

y devient i

-eyer

X

X

-ayer

X

X

-oyer
-uyer

X

X

Ainsi :
J'emploie ou j'employe. J'emploierai ou j'employerai.
J'essuie ou j'essuye. J'essuierai ou j'essuyerai.
Je gresseye ou je gresseie. Je gresseyerai ou je gresseierai.

Pas question d'y toucher.
Je ne vote pas.

 

Impératif

Avoir toujours un S à la 2ème personne du singulier de l'impératif :
ex : entres, couvres, vas.

Cela évite de le rajouter avec y et en : entres-y, parles-en, vas-y.
Et comme c'est plus logique (il s'écrit alors comme au présent de l'indicatif et il est normalisé par rapport aux autres impératifs en -s), cela évite les erreurs.

Non, on ne remet pas ceci en question.
Je ne vote pas

 

Futur

Admettre ces trois futurs et conditionnels alternatifs réguliers... ou penser que c'est du verbiage infantile :
il courira. Idem pour : elle accourira, tu concourirais, ils discouriraient, on encourirait, je parcourirai, elle recourirait, elles secouriront.
il envoiera. Idem pour vous renvoierez.
il acquérira. Idem pour : ils conquériront, elle s'enquérira, tu requériras, nous reconquérirons.

 

Les verbes tels qu'ils se prononcent

Faire :

je fesais, tu fesais, il fesait, nous fesions, vous fesiez, ils fesaient ; nous fesons ; fesant (sur le modèle de "je ferai").
     Et dérivés : feseur, fesabilité, bienfesance, satisfesant...
Pas d'accord.
Je ne vote pas

 

Avoir :

Passé simple et imparfait du subjonctif : j’eus, il eut…que j'eusse...
j'us, il ut, nous ûmes, vous ûtes, ils urent ;
               que j’usse, que tu usses, qu'il ût, que nous ussions, que vous ussiez, qu'ils ussent
(La clé d’ut en musique et « les us et coutumes » existent déjà mais on aurait beaucoup de mal à confondre.)
Ce eu est une survivance d'une graphie anciennement courante prononcée "u"; ainsi vu s'écrivait veu.

Participe passé : eu, eue, eus, eues
u, ue, us, ues  
u, ue, ûs, ues 
Note : Nous avons déjà "il a". Il n'est pas choquant d'avoir : "il a u".
Ceci écorcherait mon français.
Je ne vote pas.

 

Présent de l’indicatif

Problème : les hésitations sont courantes sur la terminaison au singulier des verbes en -dre. Ils se terminent en -ds et -d dans le cas général (il prend), mais en -s et -t pour les verbes en -indre et -soudre (il craint).
Tous les verbes en -dre se terminent au singulier par : -ds, -ds, -d,
peu importe la forme qu'ils prennent à la 1ère personne du pluriel.
ex : je résouds, tu crainds, elle dissoud, on éteind.

Les verbes à la 3e personne du singulier se terminent en -e, -d ou -t (sauf elle va, il a)
y compris vaincre et convaincre : il vainct
au lieu de il vainc. Ce qui le normalise (il rompt).

Règle actuelle : Les verbes conjugués à la 1ère et 2ème personne du singulier qui se finissent en eu ou au prennent un -x (ex : je veux, tu peux, tu vaux). Sauf mouvoir et émouvoir : je me meus.
Suppression de cette exception : je me meux, tu t'émeux.
Bien sûr, si nous décidons de remplacer le X du pluriel et des conjugaisons par S, cette question ne se posera plus.

Admette : je / tu / il bouille(s) au présent de l'indicatif et de l'impératif. Idem pour ses dérivés.

Règle actuelle : On a « vous prédisez », « vous vous dédisez », « vous interdisez », « vous médisez », mais « vous dites » et « vous redites ». D'où des confusions.
Admettre : vous disez au présent de l'indicatif et de l'impératif. Idem pour redire.

Admettre : vous faisez (ou fesez) au présent de l'indicatif et de l'impératif. Idem pour ses dérivés.
L'emploi de disez et faisez est une "faute" courante dans l'usage oral. Or l’exception vient de l’usage. Ici, l’usage fautif ramène à la règle. Alors réadmettons la règle.

 

Participe passé

Le participe passé avec avoir ne s'accorde pas toujours à l'oral. Adaptons l'écrit. Idem pour les verbes pronominaux.

L'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir devient facultatif et son absence ne saurait constituer une faute.
Ex : La chemise que j'ai mise. ou La chemise que j'ai mis.

L'accord du participe passé d'un verbe pronominal devient facultatif.
Ex : Elle s'est réfugié. Les paroles qu'ils se sont dit.

 

Et pourquoi pas...?

-ent ne se prononce plus. Débarrassons-nous-en.
La 3ème personne du pluriel en -ent s'aligne sur la 3ème personne du singulier ou perd son -nt si la forme est différente.
Intouché : finale en -ont.
Lors d'inversion du verbe, la même règle qu'au singulier s'applique, avec l'ajout d'un T : Peuve-t-ils ?
Ce changement majeur va bousculer nos habitudes.
Il provoque quelques doublons sans conséquence notable, par exemple : la conseillère / ils conseillère, l'infinitif de sourire s'écrit comme ils sourire, ils pure / pure.
Ex : il monte, ils monte ; il descendait, ils descendait ; il voit, ils voit ; il acquiert, ils acquiert ; il meurt, ils meurt ; ils finisse ; ils peuve ; ils veule ; ils vale ; ils peigne ; ils couse ; ils employère, ils partire, ils courure ; qu'ils plaçasse.

-quage ou –cage ?

Claquage du verbe claquer, mais blocage du verbe bloquer. Encore un casse-tête pour nos enfants !

Règle actuelle...

On écrit ‑cage lorsque ces noms sont dérivés de verbes en ‑quer, verbes eux-mêmes dérivés d’un nom qui se termine par un c.
Ex : bloc bloquer blocage, parc parquer parcage

On écrit ‑quage lorsque ces noms sont dérivés de verbes en ‑quer mais n’ont pas dans leur famille de nom se terminant par un c.
Ex : astiquer astiquage, claquer claquage

Truquage, démarquage et plastiquage peuvent s’écrire des deux façons.


Désormais, tous les mots en –quage ou –cage liés à des verbes en –quer s’écrivent –quage.
   Ex : bloquage, claquage.

Je préfère en -cage. Ainsi les divers mots en -quage ou -cage s'écrivent -cage.
   Ex : claquer - clacage.
   Exceptions* : piquage et paquage qui ont des sens distincts de picage et pacage.




Pluriel

État des lieux...

- les noms et adjectifs en -ou font leur pluriel en -s (mou, fou, trou) sauf 7 noms exceptions (caillou, chou, hibou, genou, pou, bijou, joujou). Tripou peut prendre -x ou -s.

- les noms en -eu prennent « x » au pluriel (des jeux) sauf : un bleu = des bleus, un pneu = des pneus, un émeu (oiseau) = des émeus, un lieu (poisson) = des lieus, un enfeu (niche dans un mur) = des enfeus.

- les quelques adjectifs en -eu (bleu, dégueu, neuneu et rebeu) prennent -s au pluriel sauf hébreux (qui est aussi un nom) et feu. Feu prend un s seulement s'il est directement accolé au nom pluriel ; sinon, il reste invariable : les feus rois mais feu les rois.

- les mots en -au et -eau font leur pluriel en -x (ex : joyaux, oiseaux, beaux), sauf landau, sarrau.

- les noms en -al font leur pluriel en -aux. Les exceptions (chacals) ne concernent pas cette réforme.

- quelques exceptions en -ail font leur pluriel en -aux.

- certains mots ont 2 pluriel : ex : un ail, des ails si c'est le terme botanique et des aulx si c'est le terme culinaire. Idéal : idéals ou idéaux.

- les verbes conjugués au présent de l'indicatif aux 2 premières personnes se terminent en -s ou -e(s), y compris mouvoir et ses dérivés (je me meus). Sauf : je veux, je peux, je vaux, je faux (faillir) et leurs dérivés.

 

Un peu d'histoire :
Un signe graphique qui ressemblait à un x possédait un rôle abréviatif des terminaisons latines us.
Les pluriels en -ls se transformèrent en -us à partir du XIIème siècle, et s'écrivirent du coup avec cette abréviation. Puis lorsqu'on remit le U, on garda le X. Ainsi chevals devint chevaux, genols genoux, soupirails soupiraux. La finale en X s'étendit ensuite.
Le X final, à l'origine, était là pour simplifier la tâche des copistes. Or, on en a fait une complication de la langue française.


Le –x du pluriel est remplacé par –s pour tous les mots, sauf les mots finis en x ou z.

Sont concernés :
- les mots en –eu, -au, –eau, les exceptions en -ou
- les mots en -al qui font -aux au pluriel
- le pluriel en -aux de bail, corail, émail, soupirail, travail, vitrail...
- les noms avec la marque du pluriel en-x au singulier et dont les dérivés sont en s : houx (houssaie), choix (choisir), croix (croiser), noix (noisetier), sauf toux pour ne pas confondre avec tous. Non concernés : prix (précieux), taux (taxer), perdrix (perdiciné), flux (fluctuer).
- l'adverbe "mieux" qui a la marque du pluriel ➔ mieus ; deux ➔ deus (retour à une écriture qui fut d'usage en français)
- mais aussi, les verbes conjugués au présent de l'indicatif : je/tu veux, je veux, je vaux, je faux.
Ex : des jumeaus, des joyaus, des chevaus, des coraus, des chous, des yeus, des jeus, je veus, tu vaus.

Avertissement... Pour éviter les complications, il faut que les mots masculins singuliers en -aux, -eux et -oux (heureux) substituent aussi un S au X. Le vote du pluriel en -s est donc conditionné au vote de ces masculins singuliers (voir plus bas). Le changement des -eux, -aux et -oux finaux en -eus, -aus et -ous sera ainsi universel et ne perdra personne.


Bémols :
- Si on ne change pas le participe passé "eus" de "avoir", on aura 2 eus (eux et eus). Obligation alors de garder l'exception du mot "eux".
- La distinction au pluriel entre feus et feux est perdue.
- La distinction au pluriel entre lieux (endroits) et lieus (poissons) est perdue.
   Garder les exceptions feux et lieux.

 

On garde le -x du pluriel.

   On supprime les 7 exceptions : on a un S à caillous, chous, hibous, genous, pous, bijous, joujous. Tripous est régularisé aussi.
Note : la forme en –ous pour les 7 avait été acceptée par l’Académie au début du 20ème siècle !
   On régularise les exceptions : des landaux, des sarraux, des pneux, des émeux, des enfeux. Sauf bleu (une bleue, dérivé de l'adjectif), feus et lieus (pour ne pas confondre avec feux et lieux).

 

Je ne vote pas en ce qui concerne le pluriel.

 

Le cas de l'adjectif "feu" :
Feu s'accorde toujours. Feu ne s'accorde jamais. Laisser feu tel quel. Je ne vote pas.

 

Débat hors réforme :
Et si nous revenions au Z au pluriel, y compris pour les conjugaisons, comme nous le fîmes à un moment du Moyen-âge, au lieu du S : les liaisons seraient vraies. Car aujourd'hui, l'usage n'est pas logique : "Ils z-étaient."
Ex : des motz, les eauz
.

 

 

Masculins en -eux, -aux, -oux

Règle...

Les masculin en -x et en -s ont normalement leur féminin en -se.
- ex : français, française ; chinois, chinoise
- ex : jaloux, jalouse ; heureux, heureuse

Certains masculins en -s et (plus rarement) en ‑x le font en -sse :
- bas, basse ; épais, épaisse ; gras, grasse ; métis, métisse...
- roux, rousse ; faux, fausse

Les masculins en -x suivent donc la même règle que les masculins en -s.

Rappel : le X final vient d'une abréviation : il n'était pas destiné à compliquer la langue française.

Remplaçons le X final du masculin par S.
   Ex : heureus, épous, rous, faus
  Ceci ne concerne pas les mots dont le féminin se fait autrement qu'en -se ou -sse, comme : doux, douce (qui est une exception); préfix, préfixe...
Non, cela remettrait en cause une très ancienne habitude.
Je ne vote pas.

   Avertissement... Pour éviter des complications, la modification n'aura lieu que si le pluriel en -s a été voté.
Idem pour vieux ci-dessous.

 

Vieux perd son X au singulier → vieu    (comme dieu)
Non, gardons notre vieille habitude : "vieux".
Je ne vote pas.

Féminin/masculin

Noms en -é et -ée

Noms féminins en -é :

Ajoutons un E aux noms féminins en -té et -tié ➔ -tée ou -tiée          (Pensez aux enfants !)
Non, on garde inchangés les noms féminins en -té et -tié. Les exceptions restent inchangées (dictée, jetée, montée, pâtée, portée et noms indiquant une quantité ou un contenu comme brouettée).
Je ne vote pas

Supprimer les autres exceptions des noms féminins en -é :
acné ➔ acnée
psyché ➔ psychée
clé ➔ clée

 

Noms masculins en -ée

Supprimons ce E final : -ée ➔ -é
En plus de faciliter l'écriture, cela évite des hésitations sur le genre d'un mot. Ex : l'apogée, c'est féminin ou masculin ?
En général, le E supplémentaire est la trace d'une finale latine en ‑um pour les mots venus du latin (Pourquoi ces mots plus que d'autres ? Mystère.) ou marque le fait que le mot vient du grec.
Au cas par cas :

un androcée ➔ androcé, un apogée ➔ apogé, un athée ➔ athé,
un athénée ➔ athéné, un borée ➔ boré, un caducée ➔ caducé,
camée ➔ camé, Colisée ➔ Colisé, conopée ➔ conopé,
coryphée ➔ coryphé, élysée ➔ élysé, empyrée ➔ empyré,
gynécée ➔ gynécé, hyménée ➔ hyméné, hypogée ➔ hypogé,
un lépidostée ou lépisostée ➔ -é, lycée ➔ lycé, macchabée ➔ macchabé,
mausolée ➔ mausolé, musée ➔ musé (le verbe muser existe),
un nymphée ➔ nymphé, pédigrée ➔ pédigré, périgée ➔ périgé,
périnée ➔ périné, propylée ➔ propylé, protée ➔ proté,
prytanée ➔ prytané, pygmée ➔ pygmé, romanée ➔ romané,
scarabée ➔ scarabé, sigisbée ➔ sigisbé, spondée ➔ spondé,
trochée ➔ troché, trophée ➔ trophé, zée ➔ zé


Ces mots n'ont pas un E pour rien. Gardons-le.
Je ne vote pas

 

Noms en -i et -ie

Les noms féminins finis en [ i ] s'écrivent ie sauf brebis, fourmi, nuit, perdrix, souris. Brebis et fourmi n'ont pas de dérivés qui empêchent de rajouter un E. Perdrix a perdiciné (famille d'oiseaux) pour dérivé.
brebie
fourmie (dérivés : fourmiller, fourmilier)
perdrie

 

Mots masculins en –ie et -ye :
Tous les noms masculins en -ie ou -ye perdent leur E final.
Au cas par cas :

un amphibie ➔ amphibi  
un génie ➔ un géni
un incendie ➔ un incendi
un sosie ➔ un sosi
un aphélie ➔ un aphéli
le messie ➔ le messi
un périhélie ➔ périhéli
 
un caddie (ou caddy) ➔ un caddi
un rallye ➔ un rally (qui est déjà usuel)


Aucun changement pour ces masculins en -ie et -ye. Ce serait les défigurer.
Je ne vote pas.

 

Séparation du merci masculin (remerciement) et du merci féminin (miséricorde, pitié) ➔ merci et mercie
ex : Sans aucune mercie. Il est manipulable à mercie. / Un grand merci !
Pas touche à merci.
Je ne vote pas

 

Noms féminins en -u

Les noms féminins finis par le son [y] ("u") s'écrivent ue (vue, rue, laitue), sauf 4 exceptions.
bru, glu, tribu, vertu ➔ la brue, la glue, la tribue, la vertue


Anomalies

Règle : on trouve en général la forme masculine en supprimant l'E final du féminin.
3 exceptions, andalouse-andalou, coite-coi, favorite-favori, sont à l'origine de fréquentes confusions. Substituer les formes normalisées :
andaloux
coit
favorit

 

Les adjectifs en -et

Ils font leur féminin en -ette (coquet / coquette)
sauf :
complet / complète
concret / concrète
désuet / désuète
discret / discrète
incomplet / incomplète
indiscret / indiscrète
inquiet / inquiète
replet / replète
secret / secrète
Régularisons ces exceptions en -ette.
Non.
Je ne vote pas.

Nombres

Vingt et cent
La règle actuelle horripile les mathématiciens.

Vingt et cent sont invariables tout le temps.
         Ex : quatre-vingt poires, six-cent auditeurs, des mille et des cent.
         Oui, il va falloir laisser tomber la liaison pour ceux qui aimaient la faire.


Mille
Le nombre mille se confond avec le mille marin (1852 mètres) et le mille terrestre anglo-américain (1609 mètres) aussi écrits "mile" (mile en anglais pour les deux).
Revenons à mil (vieilli) pour le nombre, pendant que les unités de mesure seront milles ou miles. (Note : le mil désigne aussi certaines céréales.)

Couleurs

Règle...

Les couleurs classiques (rouge, bleu…) sont variables, y compris violet.

Les adjectifs désignant des couleurs par référence à un fruit, une plante, un métal, un minéral, un animal... (orange, noisette, saumon, acajou, ocre, turquoise, crème...) ou dérivés de langue étrangère (auburn...) sont invariables.
Mais pas tous. Ce serait trop simple ! Rose, mauve, alezan, bai, écarlate, fauve, incarnat, pourpre et vermeil sont variables. Châtain est variable au pluriel, mais son féminin est très peu utilisé.

Et s'il y a deux couleurs, elles sont invariables.
Ex : des pulls jaune citron, des chemises blanc-bleu, des pantalons bleu et vert.

Supprimer les exceptions : les couleurs désignant un végétal, une chose... sont tous invariables.
   Ex : Des chaises vermeil. Des robes rose. Des joues écarlate. Des nappes incarnat. Des chevelures châtain.
  

sauf rose, sauf mauve, sauf alezan, sauf bai, sauf écarlate, sauf fauve, sauf incarnat, sauf pourpre, sauf vermeil, sauf châtain.
      Ex : Des robes roses.

Laisser libre : on accorde si on veut.
Laissons comme c'est.
Je ne vote pas.

"En" et participe passé

Règle actuelle : Lorsque le participe est précédé du pronom personnel « en », on considère que « en » est neutre, et le participe est invariable : « Des poèmes, j’en ai récité ». Jusque-là, c'est gérable. Mais attention : si un adverbe de quantité (autant, combien, moins, trop…) précède le « en », le participe passé s’accorde : « Des poèmes, combien en as-tu récités ? »
https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/des-erreurs-jen-ai-fait-des-erreurs-jen-ai-faites/

Le participe passé ne s'accorde jamais avec en : « Des poèmes, combien en as-tu récité ? »
Le participe passé s'accorde toujours avec en : « Des poèmes, j’en ai récités. »
Laisser libre
Ne rien changer
Je ne vote pas

Anomalies par mots

Lettre finale

Cet exemple de réforme n'a pas la prétention d'étudier toutes les lettres finales, ce qui est très complexe, et il y a déjà bien assez de changements proposés. Cependant une ou deux simplifications soulageraient les apprenants.

 

M final

Tous les mots finissant en M font entendre ce M. À part les quelques exceptions ci-dessous. On peut en transformer certaines :
(Code couleurs : vert à gauche : je vote pour ; rouge au milieu : je vote contre ; gris à droite : je ne vote pas.)

faim et matefaim (crêpe) (affamé) (fain en ancien français) ➔ fain
parfum (parfumer) ➔ parfun
thym (seul dérivé : thymol)(du latin thymum) ➔ thyn
essaim (essaimer) ➔ essain
daim (femelle : la daine !) (dam en latin et gaulois) ➔ dain
claim ➔ clain (claim vient de clain après un passage par l'anglais)
Et pourquoi pas :
prénom (prénommer) pronom renom surnom. Sans "nom" pour ne pas confondre avec "non". Mais on casse la famille.

Exceptions inchangées :
- nom
- dom (titre d'honneur chez bénédictins et trappistes)

-il final

-il peut se prononcer [il] ou [i] :
[il] : avril, civil, chenil, fil (cas général)
[i] : outil, fusil, gentil, fils (exceptions)
Parfois on ne sait plus : sourcil, persil, fournil et l'usage prend le pas sur l'étymologie et les dérivés.
Supprimer le L lorsqu'il ne se prononce pas.
Ainsi : outi, fusi, sourci, persi, genti, couti
Fournil, désormais prononcé "il", garde son L.
Non concernés : les mots en -ail, -eil, -uil.

Le cas de fils :
fils ➔ fis (comme on a fiston). Attention : même orthographe que "je fis".  Je préfère fiss.

Suppression de quelques S finaux inutiles

quand la famille du mot ne contient pas ce S.

temps et dérivés ➔ temp, longtemp (famille : temporel). Adaptation libre des locutions "de temps en temps", "de temps à autre", "en temps utile".
corps et dérivés ➔ corp, anticorp (famille : corporel). Écriture libre de "corps et âme" où la liaison en S est exceptionnelle. Tout autre mot en -ps s'entend [ps] : laps.
poids ➔ poid (famille : pondéré)
remords ➔ remord Du latin remordere, qui a donné remordre, en passant par le participe passé remorsus.
aurochs (bovin) ➔ auroch ou aurok (de l’allemand Auerochsen)
héros ➔ héro (famille : héroïne, héroïsme)
remous ➔ remou (famille : remuer)

Cocher tous les mots anomalies dans la partie ci-dessous.

 

Graphies trompeuses :

EN


Des en s'entendent "in" : écrivons les in.
ex : examen, ben, benjamin, benzène ➔ examin, bin, binjamin, binzène.
Mots concernés et non concernés...
Mots concernés : appendice, ben, Bengale, bengali, benjamin(e), benjoin, benthique, benzène, mots en -centèse (amniocentèse, paracentèse, thoracentèse...), éfendi, hornblende, mémento, pensum, penta- (pentacle, pentagone, pentagramme, pentamètre, pentane, pentasyllabe, pentateuque, pentathlon...), penthiobarbital, penthotal, pentélique, placenta, rhododendron (avec leurs dérivés).

Non concernées : graphies ien (bien), ïen, yen (citoyen), éen (européen), ainsi que uen (éduen) et oen (minoen).

agenda, consensus, sempiternel ➔ aginda, consinsus, simpiternel ?
Les gens prononcent souvent "en" pour ces mots, bien que les dictionnaires ne soient pas d'accord.
Note : pour référendum, les deux prononciations sont admises.

 

Z

Z qui se prononce [s] ➔ S
     aztèque ➔ astèque
     chintz ➔ chints (textile)
     ersatz ➔ erzats (de l'allemand)
     hertzien ➔ hertsien (mais pas Hertz qui est une unité internationale)
     kibboutz ➔ kibbouts
     spitz ➔ spits (chien)
     strélitzia ➔ strélitsia (plante)
     tzigane ➔ tsigane
    quartz ➔ qwarts ou quouarts (à condition qu'un choix sur le qu qui fait "kou" soit voté, pour ne pas confondre avec quart*)
  

Liste de mots anomalies :

Leurs dérivés seront aussi modifiés si le mot change.

ajonc ➔ ajon (Le C ne se justifie pas étymologiquement.)
alcool ➔ alcol
amygdale ➔ amydale
aout ➔ out (oût employé par des écrivains). Ce changement affectera "aoutien" dont on prononce actuellement le A.
asthme ➔ asme
aujourd'hui ➔ aujourdhui
automne➔ autonne
baptême ➔ batême (le P fut ajouté de façon arbitraire)
boëtte, boësser ("è") ➔ bouette, bouesser
bungalow ➔ bingalo
caoutchouc ➔ caoutchou (Le C final muet n’a aucune justification étymologique.)
chihuahua ➔ chihouahoua
clown ➔ cloune
cocktail ➔ cocktel
columbarium [ɔ̃] ➔ colombarium
damnation et sa famille (damner, condamner) ➔ dannation (évite les prononciations fautives)
dinosaure ➔ dinosore. Idem famille en –aure dès qu'elle se prononce [ɔ] (o ouvert).
enivrer (formé de en + ivrer) ➔ ennivrer ou   en-ivrer
enamourer [ã] ➔ ennamourer ou en-amourer. (Alternative : énamourer.)
enorgueillir (prononcé é- ou en-) ➔ ennorgueillir ou en-orgueillir ou énorgueillir
étang ➔ étan. Le G ne se justifie pas étymologiquement.
faisan ➔ fesan
fascisme, fasciste, fascisant ➔ fachisme
femme ➔ fame (du latin femina ; le double M remonte à l'époque où on prononçait "fan-me")
fuel ➔ abandon pour fioul qui est devenu usuel
fœtus (du latin fetus, écrit œ par erreur étymologique) ➔ fétus (Il existe aussi fétu de paille.)
fuchsia ➔ fuchia (couleur et plante)
gars ➔ ga (lié à garçon, mais le R muet est une anomalie)
geisha ➔guèisha
le hall ➔ le holl
ingénierie ➔ ingéniérie qui existe déjà ou ingénirie
marsault ➔ marsaut (arbre)
mezzanine ➔ médzanine
monsieur ➔ meussieu
messieurs ➔ messieux
moelle, moelleux, moellon ➔ moile, moileux (écriture traditionnelle) ou mouelle, mouelleux.
orang-outan ➔ oran-outan (du malais orang-hutan)
pied ➔ pié (Bizarrerie qui rappelle la famille en D : pédestre, piédestal. Autrefois, un D annonçait que le E précédent se prononçait é voire è ; ex : le blé s'écrivait bled. Cela a pratiquement disparu sauf dans pied, il me sied, il s'assied, la Nied. Il serait peut-être temps d'éliminer ce D dans pied.)
poêle ➔ poile   Idem pour poêler... (Note : se poiler existe en argot)
putsch, putschiste ➔ poutch
puzzle ➔ peuzœl ou pœzle
rhumb [ɔ̃]➔ rhomb
sculpture ➔ sculture (le P a été ajouté de façon arbitraire)
seconde ➔ segonde (temps et chiffre)
solennel, solennité, solenniser ➔ solannel, solannité, solanniser
succinct, succinctement ➔ succint (C non prononcé et pas de dérivés où on l'entend)
summum ➔ sommum
susurrer ➔ sussurer
unguifère➔ onguifère (prononciation : [ɔ̃] "on" et parfois [un] "ün"). Idem pour sa famille : unguéal, unguis (voir aussi la section "Tréma")
yacht ➔ yote
yogi ➔ yogui
zinc ➔ zing (comme zingueur et zinguer)


et, est :
et  ➔ é (comme en italien). Partout ailleurs "et" se prononce è (ex : bonnet, permet).
est ➔ êt ("et" rendrait la conjugaison plus régulière mais on confondrait). Cela le différencie de l’est (opposé de l’ouest).


Franciser quelques mots étrangers là depuis longtemps :

badminton ➔ badmïntone
frisbee et boomerang ➔ frisbi, boumerang
canyon ➔ canyone ou   canione
manager, management, manageur ➔ manadger
paparazzi ➔ paparadzi
tuner (convertisseur d'ondes hertziennes)(qui a donné le verbe tuner) ➔ tuneur
nurserie, surf, club ➔ neurserie, seurf, cleub (ou selon la graphie décidée à la section "e")
crawl, squaw yawl ➔ crôl, sqwo, yôl (l'accent suivra la règle décidée pour les O fermés)


Et pourquoi pas défranciser le trop français :

Valence en Espagne s'écrit comme Valence en France. Utilisons le Valencia espagnol.


Mots qui ne sont pas alignés sur leur famille :

Il y a, dans cette catégorie, d'innombrables problèmes de simple/doubles consonnes. La solution est au début de cette page : suppression des doubles consonnes.
Sinon :
bracelet ➔ brasselet     sur bras et ses dérivés (brassard, brassière, brasse, embrasser…)
nourrice, nourricier ➔ nourrisse, nourrissier      sur nourrissant, nourrissage, nourrisseur...
tierce ➔ tierse       comme trois, troisième, tiers


Quelques mots en -an se prononcent [an] :

doberman, talisman, un van ➔ dobermane, talismane, un vane
dan, fan ➔ dän, fän (ces deux mots restant internationaux, on préfèrera le tréma)
On excepte les mots très anglais : caméraman.


Ayant cause et ayant droit s’écrivent sans trait d’union. Le pluriel ne suit donc pas la règle des noms composés. Au pluriel, on accorde « ayant » mais pas droit ou cause : « les ayants droit », « les ayants cause ».
Faisons de « ayant cause » et « ayant droit » des mots composés : un ayant-droit, des ayant-droits.

oïn ? Lorsqu’un préfixe finit en a ou o et que le radical commence par i ou u, on ajoute un trait d’union pour séparer les deux sauf : coïncider et coïncidence, coïnculpé, coïntéressé et coïndivisaire.
Intégrons ces exceptions dans la règle : co-incider, co-inculpé, co-indivisaire, co-intéressé.


Le cas de "plus" :
Plus signifie
- soit : davantage de quelque chose
- soit : qu'il n'y a plus de ce quelque chose, notamment dans « ne ... plus » . Donc l'inverse.
La prononciation est différente mais pas l'orthographe.
Comment interprétez-vous, sans l'oral, les phrases : "Il ne va plus à la mer et, du coup, plus à la montagne." ?    "Plus de pain !" ?
Il serait bon de changer l'orthographe de l'un des deux "plus". Par exemple :
plûs, pour ne ... plus
   Ex : Il n'y a plûs de vin.
pluss, pour + (comme on a stress ou cross)
  Ex : Il y a pluss de vin à la cave.
Plus reste tel qu'il est.
Je ne vote pas.

Ponctuation

Rendre l’espace avant " ! ", " ? ",  " ; " et " : " optionnel comme à l’international.
Il est en effet délicat de jongler entre les deux quand on a à manipuler deux langues dans notre monde mondialisé.

*Synonymes

Pour éviter les synonymes, des exceptions sont proposées ci-dessus. Mais peut-être préféreriez-vous éviter les exceptions ?
Deux synonymes qui n'appartiennent pas à la même classe grammaticale (ex : un nom et un adjectif) seront difficiles à confondre et peuvent s'écrire de façon identique. Le contexte suffit souvent à distinguer deux synonymes à la signification totalement différente.
Limiter au maximum les exceptions ; accepter les synonymes s'ils sont peu gênants.
Les exceptions citées dans la page sont toutes de bon aloi.
Je ne vote pas.

Je teste

Avertissement :
N'écrivez pas en lettres capitales.
Des choix peuvent mal se marier dans le programme.
Les O ouverts ou les [œ] ne correspondent peut-être pas à l'accent de votre région.


Avant d'envoyer le formulaire à des fins de statistiques, dites-nous en plus sur vous si vous le voulez bien.

Âge : ans                    Sexe : féminin, masculin
Profession (pour savoir quel jargon vous manipulez) :
Niveau d'étude (ex : CAP, bac+3, docteur...) :
Précision sur le niveau de français s'il y a lieu (professeur de français, écrivain, journaliste, correcteur de textes, académicien) :
Pays (racines ou de cœur) :          Autre/précision :
Au moins un de vos grands-parents est originaire de ce pays :
Au moins un de vos parents est-il francophone ?

Avez-vous des enfants/adolescents en train d’apprendre l’orthographe ? (Ou des petits-enfants si vous vous occupez de leur instruction.)

Commentaires :
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Vos choix seront pris en compte à des fins de statistiques
et pour montrer que les gens sont intéressés par cette votation.